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Comment se protéger contre la fraude et les risques liés à l’usurpation d’identité grâce à la nouvelle carte nationale d’identité ?

En 2021, environ 150 pays prévoient de déployer des passeports électroniques intégrant des éléments hautement sécurisés et plus de 70 pays ont déjà mis en place une carte d’identité électronique. 

Au niveau européen, quelques pays sont déjà équipés, mais c’est l’Asie et l’Afrique qui sont aujourd’hui les plus avancés en la matière avec la mise en place de programme d’adoption de carte d’identité électronique remontant à 2016. 

La France était l’un des cinq derniers États membres de l’Union européenne à ne pas disposer de ce support. 
Désormais, la carte nationale d’identité électronique (CNIe) lancée début mars 2021 dans l’Oise pour expérimentation est généralisée en France depuis le 2 août 2021. 
Valable 10 ans, cette dernière contient une puce électronique avec différentes données d’identité ainsi qu’un 2D-DOC, un cachet électronique visible signé électroniquement pour lutter contre les risques de fraude documentaire et d’usurpation d’identité. 

Pourquoi un tel changement

Pourquoi la lutte contre la fraude documentaire est aujourd’hui devenue une nécessité ? 

La fraude documentaire est devenue la troisième plus grande industrie criminelle au monde et coûte chaque année des milliards de dollars à l’économie mondiale. Avec Internet et l’enregistrement à distance des clients, la fraude documentaire en ligne a augmenté. Dans l’Hexagone, 3 à 6% des 10 millions de documents d’identité émis tous les ans par l’État (passeports ou Cartes Nationales d’Identité) seraient frauduleux. Aujourd’hui cela représente aussi bien un risque pour le consommateur que pour l’entreprise concernée. Que devons-nous combattre aujourd’hui en matière de fraude ? 

Dans les secteurs bancaires et gouvernementaux, il existe un risque de fraude documentaire très important, en particulier lors d’une situation de création de compte à distance. D’après la Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur de France, chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, plus de 33.000 français sont victimes tous les ans d’usurpation d’identité. 

En 2019, la fraude à l’identité représentait près de 45 000 plaintes ou constatations faites par les forces de l’ordre, soit 1,19% du total des infractions relevées sur l’année. Avec la pandémie de la Covid-19, ces chiffres sont loin d’avoir baissé, au contraire. 

Le développement des services en ligne a fait naître un nouveau marché pour les fraudeurs dont les techniques n’ont cessé d’évoluer. Une fois l’identité usurpée, ces derniers peuvent aller très loin et réaliser de nombreuses mesures frauduleuses sur une longue période. Et il est parfois très difficile pour les victimes de prouver que leur identité a été usurpée. 
En plus d’être contraignant pour les personnes physiques, le préjudice de la fraude documentaire en France est aujourd’hui estimé à 20 milliards d’euros. Ces chiffres confirment que nous sommes confrontés à un phénomène de masse, qui a des répercussions sur l’ensemble de notre écosystème : l’entreprise, le citoyen et l’Etat. 

Il en revient aujourd’hui du rôle de l’entreprise de protéger ses clients contre les préjudices moraux et financiers engendrés par la fraude documentaire et de se protéger elle-même contre une perte financière. Et cela passe notamment par la mise en place d’une solution de vérification d’identité fiable et sécurisée, intégrée dans le parcours de connaissance client. 

La nouvelle carte nationale d’identité est un immense progrès si nous la comparons au document actuel. Aujourd’hui les fraudeurs ont une parfaite maîtrise de la carte d’identité actuelle et savent comment la contrefaire ou la reproduire. Le nouveau document comporte de nouvelles technologies et composantes difficilement falsifiables, mais quelles sont-elles ? 

Nouvelle carte d’identité française : qu’est-ce qui change ? 

De la taille d’une carte de crédit, cette nouvelle génération de CNI intègre de nombreuses avancées en matière de protection contre la fraude. 

Tout d’abord, la carte est protégée par deux empreintes digitales et une photographie de son titulaire dans une puce sécurisée qui permettra de lutter de façon efficace contre l’usurpation d’identité et la falsification de documents

Elle comporte également un cryptogramme et un 2D-Doc (cachet électronique visible (CEV). Le 2D-Doc est un code à barres en deux dimensions emportant les informations clés du document (nom, prénom, sexe, numéro d’identité, nationalité, pays). 

Ces informations sont verrouillées par une signature électronique, qui garantit l’identification du détenteur et l’intégrité des données présentes sur le document. 
Cette solution inventée en 2011 par ARIADNEXT (filiale du groupe IDnow) et l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) permet de lutter efficacement contre la fraude documentaire en sécurisant les données sensibles et informations clés du document à la source. 

Comment se protéger contre la fraude et les risques liés à l’usurpation d’identité grâce à la nouvelle carte nationale d’identité ?
Pour durcir la protection de ce document, les experts de l’ANTS ont enrichi la nouvelle carte électronique d’un fond sécurisé comportant des symboles visibles à la loupe qui se prolongent sur les bords transparents de la carte, d’un dispositif holographique de nouvelle génération ainsi que d’une image changeante sur la photographie. Enfin, la date d’expiration au verso de la carte permet de vérifier que l’image du titulaire n’a pas été modifiée. 

Comment la carte nationale d’identité électronique va contribuer à un KYC plus fiable ? 

En plus des contrôles habituels de lecture automatique réalisés via un OCR (outil de reconnaissance optique de caractère), la nouvelle carte d’identité électronique dotée d’une puce pourra être analysée de façon fiable et sécurisée par toutes les solutions proposant aujourd’hui la lecture NFC à distance. Le NFC, ou Near Field Communication, est une technologie sans contact qui permet d’échanger des données entre 2 appareils compatibles. Cette technologie permet une vérification des données rendues infalsifiables par des procédés cryptographiques. 

À cette vérification peut s’ajouter la lecture du cachet électronique visible 2D-Doc. Les fournisseurs dotés d’un lecteur de code barre à 2 dimensions pourront vérifier les documents d’identité fournis, en masse et à distance, et ainsi s’assurer que les informations sont intègres et que le document n’a pas été modifié. Le contrôle de ce CEV est très simple (si l’on connaît la technologie). 

Toutes ces vérifications permettent de s’assurer de l’intégrité du document fourni. Une dernière étape est possible pour les institutions qui devront avoir recours à un parcours PVID nécessitant une étape de vérification manuelle. Ce traitement permettra de vérifier manuellement le fond sécurisé de la nouvelle carte d’identité (comportant les symboles visibles à la loupe qui se prolongent sur les bords transparents de la carte), ou encore le dispositif holographique et l’image changeante sur la photographie. 

À terme, la nouvelle carte nationale d’identité est vouée à servir de support pour accéder à des services publics ou privés exigeant une identification robuste en ligne, et ouvrir ainsi la voie à une identité numérique régalienne, sur laquelle planche le ministère de l’intérieur depuis 2018. 

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Mallaury Marie
Content Manager chez IDnow
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